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Petit commerce: les enfants envahissent les marchés et les espaces publics

En cette période de congés de Pâques, des enfants se livrent au commerce informel dans les rues. Avec l’accord de leurs parents, ils vendent des produits divers pour contribuer aux besoins familiaux.

Les congés de Pâques ont à peine sonné que les marchés de la ville aux sept collines prennent déjà une nouvelle allure. Impossible de circuler sans croiser un enfant sur son passage avec une marchandise. Il est 12 heures, ce jeudi 16 avril, au marché Mfoundi. Junior, 13 ans, dirige depuis ce matin sa brouette pour proposer ses services aux clientes. Lorsqu’il réussit à en repérer une, il se précipite pour récupérer ses achats et la conduit jusqu’à l’arrêt taxi. Après cet effort, quelques pièces de monnaie lui sont remises en guise de paiement. « Je suis ici au marché depuis lundi. Je ne suis pas nouveau, j’ai l’habitude de conduire la brouette durant les vacances et même les congés. Ça me permet d’avoir un peu d’argent. Je vais encore faire deux semaines ici avant de repartir à l’école », indique-t-il.

Les parents derrière le business des enfants

Même ambiance au marché Étoudi, dans le premier arrondissement de la ville. Sur des étals, on peut apercevoir des enfants assis près de leurs parents pour les assister. Sur un comptoir de vivres frais, maman Rosalie, commerçante, se fait accompagner de sa fille au marché depuis le début des congés pour l’aider à vendre. « Pendant les congés comme ça, elle ne fait rien à la maison. Je préfère qu’elle vienne ici avec moi pour voir et apprendre comment on vend, au lieu de la laisser au quartier. Si demain je n’ai pas le temps, elle pourra venir ici au marché m’aider à vendre », explique-t-elle.

Un coup de pouce pour les besoins quotidiens

D’autres enfants sillonnent les rues et quartiers pour écouler leurs marchandises.  Au centre-ville, Alain, élève en classe de troisième, est un habitué du commerce ambulant. Il propose des biscuits aux passants pour gagner quelques sous. Selon lui, cette activité est son gagne-pain quotidien. « À la maison, on se débrouille tous comme ça pour avoir l’argent et subvenir à nos besoins. Je vends ici durant les congés de Pâques et même durant les classes, lorsque j’ai le temps le week-end. Lorsque la recette est bonne, je peux avoir 3 000 ou 4 000 de bénéfices par jour. Comme je suis en classe d’examen, j’essaie juste de gérer mon temps comme il faut, en étudiant le soir et très tôt le matin avant de sortir », raconte-t-il.

Malgré les risques auxquels ils sont exposés, ces enfants ne se découragent pas. Ils bravent tous les obstacles pour gagner des sous.

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