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ESSTIC : Quand la Russie raconte la Seconde Guerre mondiale aux étudiants et futurs journalistes

L’amphithéâtre Hervé de l’ESSTIC a accueilli une conférence hybride sur la mémoire de la Seconde Guerre mondiale vue de Moscou. Organisée par l’Association des enseignants de langue et littérature russes au Cameroun, la rencontre a réuni diplomates, universitaires et étudiants autour d’un objectif : décentrer le récit historique et donner aux journalistes de demain les clés d’une analyse critique des narrations dominantes

Vendredi 8 mai dès 10 h, l’amphi théâtre Hervé de l’ESSTIC affichait déjà complet. Les étudiants de Licence 3 en Communication des organisations, Masters pro en journalisme politique et sportif sont venus écouter une délégation russe parler d’une guerre qu’ils pensaient connaître. Pendant plus de deux heures, le débat a tourné autour d’une question centrale : et si l’Afrique n’avait entendu qu’une partie de l’histoire de 1939-1945 ? Pr Fançois Marc Modzom, directeur de l’ESSTIC, a ouvert la séance. « C’est la première fois que notre école reçoit une délégation de l’Ambassade de Russie », à t-il déclaré.

pourquoi la Russie fête le 9 mai ?

La date choisie n’est pas un hasard. Si l’Europe célèbre la fin de la guerre le 8 mai 1945, la Russie, elle, fête la Victoire le 9 mai. Ce jour-là, Moscou organise un immense défilé sur la Place Rouge : chars d’époque, avions, soldats… Les familles défilent aussi avec les photos de leurs grands-parents qui ont combattu. On appel ça le « Régiment immortel ». Alexandre Morosov, conseiller technique à l’Ambassade de Russie, l’a rappelé lors des échanges : « Le 9 mai est un moment de mémoire et d’unité pour tout le pays ».

la deuxième guerre mondiale racontée selon la voix de Moscou

Place ensuite aux intervenants. Le Pr Ngonyol, maître de conférences, a insisté sur le poids de l’URSS dans la guerre. Holga, enseignante de langue russe, a ajouté : « En Afrique, on a longtemps appris cette guerre à travers le regard des anciennes puissances coloniales. Il faut aussi entendre la voix de Moscou ». François Nang Toney, ancien étudiant au Cameroun formé en Russie, a témoigné du soutien soviétique aux indépendances africaines : formation de dirigeants, aide militaire, et aujourd’hui bourses et coopération. Des étudiants et enseignants Russes ainsi que des étudiants camerounais installés en Russie sont intervenus en vidéoconférence pour parler des différentes actions menées par la Russie pour assurer la paix et favorisé l’indépendance des pays africains, ainsi que sa contribution au développement du monde. Trois vidéos ont illustré leurs propos : l’entrée de l’Armée rouge à Berlin en 1945, le défilé du 9 mai à Moscou avec son matériel militaire, et la marche des civils avec les portraits de leurs ancêtres.

Une mémoire collective à préserver

Le Pr Ngoyol a conclu avec un conseil aux futurs journalistes : « ces échanges so t importants pour vous les futurs journalistes car ils vous permettront d’avoir une information alternatives sur ce sujet, afin de croiser les informations». Dans son mot de clôture, le professeur François Marc Modzom a souligné que la Russie reste une destination d’avenir tant les opportunités académiques et professionnelles y sont nombreuses. La conférence s’est terminée à 12h30 par un échange animé avec les étudiants, puis des photos de groupe.

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